Texte par Sébastien Savard:

Récit d’une première visite à Walt Disney World

Le texte qui suit est un peu une manière de “donner au suivant”. En effet, le succès de notre premier voyage familial à Walt Disney World est dû en bonne partie aux conseils, comptes-rendus et informations diverses trouvées sur le web, par exemple sur WDWorld.com. La communauté web qui s’intéresse à WDW est étonnamment développée, et j’espère que cette chronique de notre voyage, émaillée de quelques conseils, pourra apporter sa modeste pierre à l’édifice.

Épisode 1: Du rêve à la planification

Peut-être que c’était à cause d’un livre sur le Magic Kingdom que je feuilletais, étant enfant, lorsque j’étais chez ma grand-mère. Ou peut-être est-ce à cause du Monde merveilleux de Disney qu’on ne ratait pour rien au monde le samedi soir à la télé. Toujours est-il que d’aller à Disney World a toujours été un rêve, d’aussi loin que je me souvienne. Ce rêve est devenu réalité en février 2014, alors que nous vous avons passé en famille une semaine sur les terres de Mickey en Floride. Mais pas avant plusieurs mois de préparation…

On ne peut pas vraiment appeler ça de la préparation, mais le premier contact que j’ai eu avec les parcs Disney fut lors d’un voyage d’affaires en France en 2004. Comme le boulot n’occupait véritablement qu’une journée et que j’ai eu la chance que ma conjointe m’accompagne, nous avons pu faire une virée de fin de semaine en couple dans les deux parcs du Disneyland Resort Paris. Ces deux parcs sont plutôt petits (entendez: en comparaison de Walt Disney World) et on a eu le temps d’en faire un survol assez conséquent en une seule journée. Ce fut une visite courte mais suffisante pour nous donner la piqûre. Même ma conjointe, qui souffre du mal des transports et pour qui la montagne russe d’Indiana Jones et le temple du péril… à l’envers! (oui, c’était durant la période où les chariots allaient à reculons) fut une dure épreuve, a néanmoins vraiment apprécié l’ambiance, les attractions moins agitées, les spectacles, les boutiques… C’était décidé, lorsque nous aurions des enfants et qu’ils seraient assez vieux, nous nous paierions une visite au parc d’attractions le plus populaire du monde.

Au printemps 2013, nous avions atteint nos objectifs d’économies pour le voyage. Nos enfants avaient aussi atteint l’âge qui nous semblait minimum pour qu’ils puissent en profiter (et peut-être s’en souvenir quand ils auraient grandi): ma fille avait 8 ans, et mon fils 6 ans à l’automne. Assez rapidement, après quelques recherches préliminaires sur Internet, il est vite apparu qu’un voyage à Disney, ça se n’improvisait pas: trop de possibilités en terme d’hôtel, d’attractions, de restaurants, de réservations… Un deuxième constat s’imposait: si nous en parlions aux enfants tout de suite, ça serait leur imposer une attente interminable, puisqu’il se passerait probablement plusieurs mois avant que nous ne partions. Bref, si nous n’avons pas fait de mystère que “Papa et maman regardent ce que ça prend pour faire un voyage à Disney”, nous les avons aussi avertis que ça coûtait cher et qu’il nous restait “beaucoup de sous à ramasser pour pouvoir y aller”. Bon, c’était, en partie, un peu un mensonge pieux, mais ça entraînera une réaction intéressante chez eux sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir.

Un point à souligner ici: oui, un voyage à Disney nécessite un certain niveau de planification pour pleinement en profiter à destination. Par exemple, s’y prendre suffisamment d’avance permet de ne pas se buter à des restaurants pleins au moment de faire les réservations. Par contre, il n’est absolument pas nécessaire, comme certains sites web voudraient le laisser croire, de microplanifier chaque jour et l’ordre précis des attractions selon un “plan de visite” digne d’une campagne militaire. Même si un voyage à Disney ne sera sûrement pas les vacances les plus reposantes de votre vie, cela reste des vacances et pas un bootcamp, non?

Notre point de départ a été d’obtenir le DVD de planification de voyage gratuit de Disney. Celui-ci est disponible en français dans la section “plani-vacances” de leur site (http://disneyparks.disney.go.com/fr/planning-dvd/) et peut être expédié chez vous sur demande. Évidemment, on ne peut pas s’attendre à un contenu très critique, et tout ce qu’il contient est un peu idéalisé (tout y est “Magique”!), mais c’est très utile pour se faire une idée de l’ambiance des hôtels, avoir un premier aperçu des attractions et activités… et ça permet aux enfants de rendre un peu plus concret de ce que c’est réellement, un voyage à Disney.

La première réelle étape de planification, en mai 2013, a été de choisir à quel moment nous désirions passer notre semaine à Disney. Nos critères étaient les suivants:
• Une foule pas trop imposante: même si nos enfants sont patients, l’idée d’étouffer dans la foule ou de passer la vaste majorité de notre précieux temps de vacances dans des files d’attente ne nous plaisait guère;
• Une température agréable: Ma conjointe n’appréciant pas les chaleurs caniculaires (même au Québec), des mercures au-dessus de 30 degrés étaient à éviter;
• École: Minimiser les journées d’école perdues pour les enfants était important à considérer pour nous.
Malheureusement, les premier et troisième critères sont difficiles à concilier: les congés scolaires correspondent généralement aux périodes de plus grande affluence à Disney. La période des vacances estivales, le “spring break” (à partir de mi-mars) ainsi que la semaine entre Noël et le Jour de l’An, toutes des périodes où on annonçait des foules très importantes, étaient exclues. Cependant, comme nous avons la chance d’avoir des enfants qui vont très bien à l’école, manquer quelques jours ne nous semblait pas insurmontable. Nous avons fini par choisir la seconde semaine de février: les foules y sont censément très acceptables, le calendrier scolaire de nos enfants y comptait une journée pédagogique (une journée perdue de moins) et les températures correspondent plus ou moins à ce que l’on retrouve au début de juin au Québec, ce qui est parfait pour des visites de parc d’attractions. Le point faible de ce choix était le fait que plusieurs attractions soient généralement fermées pour rénovation pendant la période de janvier et février. Mais de toute façon, c’était notre premier voyage: il nous semblait qu’on aurait amplement (et plus) de quoi s’occuper pendant une semaine à Disney malgré quelques fermetures.

Faire ce premier choix crucial rendait plus concret notre voyage à venir, mais ironiquement semblait rendre les mois d’anticipation encore plus longs. Puisque j’adore la lecture, aussi bien alimenter cette attente utilement en consultant les nombreux guides de voyage qui ont été publiés à propos de WDW et de la Floride. C’est ce dont je traiterai dans le prochain épisode: “Suivez le guide!”.