par Louis Laforce

Si vous n’êtes jamais allés dans un parc Disney, vous n’êtes probablement pas familiers avec le concept de Fastpass. Il s’agit de laisser passer vous permettant d’accéder à un manège sans faire la file. Peut-on visiter un parc sans eux? Sont-ils obligatoires? Voyons cela de plus près.

L’ancien système
Jusqu’en 2013, les Fastpass étaient en papier. Devant chaque attraction, des cadrans indiquaient aux visiteurs la durée approximative de la file d’attente. Cela pouvait varier de cinq minutes à plusieurs heures, selon la popularité du manège, le temps de l’année et le moment de la journée. C’est encore ainsi. Un autre cadran indiquait à quelle heure vous pouviez revenir munis de Fastpass. Ces bouts de papier vous permettaient de passer devant tout le monde (hé! hé!). Pour se les procurer, il suffisait de repérer un guichet automatisé, imprimer un coupon pour chaque membre du groupe et revenir au moment indiqué.

L’inconvénient majeur de ce système est qu’il obligeait les gens à courir dès l’ouverture d’un parc vers les attractions les plus prisées afin de se procurer des Fastpass avant tout le monde. Avec des bambins, ça pouvait être chaotique. Avec la venue de princesses aussi populaires qu’Anna et Elsa, ça devenait simplement anarchique.

Le nouveau système
Introduits à la fin de l’année 2013, les nouveaux Fastpass+ sont technologiquement plus évolués. Ils fonctionnent de paire avec les bracelets Magicband et l’application Web MyDisneyExperience. Fini le papier, tout est virtuel. On peut maintenant réserver une Fastpass+ jusqu’à soixante jours à l’avance dans le confort de notre foyer, au lieu de courir vers Soarin’ ou Toy Story Mania Midway dès l’ouverture du parc. Génial, non? N…oui!

Avec ou sans Fastpass+ ?
Il y a un aspect contraignant indéniable au nouveau système. En plus de réserver hôtel et restaurants, il faut maintenant planifier notre journée au quart de tour. Oh! Personne n’est obligé de réserver deux mois d’avance ses Fastpass+. On peut encore déambuler dans un parc sans en réserver un seul. Mais si tout le monde réserve les siens avant de partir en voyage, qu’arrivera-t-il à la personne qui a décidé de bouder le système? Ou qui a choisi de réserver ses Fastpass+ sur place, selon l’envie du moment? Cette personne risque de se retrouver dans une situation frustrante. Elle ne pourra peut-être pas réserver de Fastpass+ pour une attraction très prisée, tout simplement parce que cela fera belle lurette qu’il n’y en aura plus de disponible. Cette personne se verra alors contrainte de faire la file et ne pourra peut-être pas faire toutes les attractions qu’elle avait en tête.

Autre inconvénient : réserver ses Fastpass+ sur son ordinateur ou au moyen de l’application mobile est un enchaînement d’essais et d’erreur. Il faut en choisir trois, parfois dans des catégories différentes, ce qui oblige à laisser de côté certains manèges pour lesquels nous aurions aussi voulu un Fastpass+. Il faut ensuite équilibrer les heures de retour suggérées en fonction des repas, du temps de déplacement entre les manèges, etc. Mon truc : réservez trois Fastpass+ sans vous soucier de l’heure de retour suggérée par le système. À la limite, pas nécessairement pour des manèges que vous tenez à faire mordicus. Une fois les Fastpass+ enregistrés, modifiez-les à votre convenance. Vous aurez alors accès à des périodes de la journée que le système automatisé ne prenait même pas en compte.

Tout cela est-il frustrant? Contraignant? N…oui. On peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Je choisis de voir le bon côté des choses : le nouveau système évacue une partie du stress lié à l’ancienne formule.

Il n’y a plus de course à l’ouverture du parc vers un manège populaire.

Il est rassurant de savoir que, quoiqu’il arrive, peu importe l’achalandage, on pourra faire un tour dans The Seven Dwarfs Mine Train le jour de notre visite de Magic Kingdom.

Et une fois familiarisés avec l’application MyDisneyExperience, on se rend compte qu’il est facile d’y modifier ou annuler une Fastpass+, chose que l’ancien système n’offrait pas.

Enfin, il n’est plus nécessaire d’attendre cinq heures pour voir Anna et Elsa. Avec un Fastpass+, on les voit (relativement) rapidement. C’est déjà quelque chose.

Qu’en pensez-vous?

Louis Laforce est également auteur de romans jeunesse, dont la série « Arthur et Zeïa ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_et_Ze%C3%AFa